Qui Sommes Nous ?

Le Centre offre également des services d’information sur les cinq piliers du développement durable. A travers son Unité de Documentation – Bibliothèque, le Centre de Documentation sur le Développement Durable (C3D), comprenant près d’un millier d’ouvrages, revues, rapports, journaux et périodiques. Le CREDDA est un centre de lecture et de consultation des documents pour les étudiants, les chercheurs.

Partenariat

  • le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)
  • la Coopération néerlandaise pour le développement (SNV)
  • la Fondation Friedrich Ebert
  • la Coopération technique allemande (GTZ)
  • l’Agence Canadienne pour le Développement International (coopération canadienne)

Dernières Actualités

  • Dialogues on the Future of Work in the Global South Region (FoWIGS)

    12 juillet 2021

    Fundación Centro de Implementación de Políticas Públicas para la Equidad y el Crecimiento (CIPPEC), and the African Economic Research Consortium (AERC) are collaborating in implementation of the Future of Work in the Global South (FoWIGS) project for the Sub-Saharan Africa to build narratives from the region.

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  • Assemblées Annuelles conjointes de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale (FMI)

    6 juin 2021

    DU 02 au 09 octobre 2016 à Washington, se sont tenues les Assemblées Annuelles conjointes de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale (FMI).Plus d’une centaine de délégations gouvernementales, des représentants de la société civile et du secteur privé ont contribué à animer d’importantes discussions et débats portant sur l’économie mondiale et les perspectives de développement des pays pauvres et pré-émergents.En marge des rencontres officielles, des réunions bilatérales ont également eu lieu et ont permis aux participants d’avoir des oreilles attentives des principaux responsables des Institutions de Bretton Woods (Banque Mondiale et FMI).Le lien ci-dessous (en vidéo) donne en anglais et en Français, les impressions de quelques participants à ce grand forum mondial:https://www.youtube.com/watch?v=CUWfPiEifcM

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  • Présentation de l’ouvrage stratégies de désendettement

    6 juin 2021

    CEREMONIE DE PRESENTATION DE L’OUVRAGE

    « Stratégies de désendettement et politiques de développement au Cameroun : Rupture, permanence ou continuité ? »

    Yaoundé – Hilton, le 26 mars 2003

    Excellences, Messieurs les ambassadeurs,

    Monsieur le Représentant-Résident de la Fondation Friedrich-Ebert,

    Mesdames, messieurs,

    Pour vous présenter l’ouvrage que vous avez entre les mains, nous avons choisi de procéder par une série de huit (8) questions-réponses

    1- Pourquoi une étude sur la relation entre les stratégies de désedettement et les politiques de développement ?

    Lorsque nous parlons de stratégies de désendettement, c’est par rapport à tous les instruments d’allègement de la dette qui sont actuellement en train d’être mis en place au Cameroun. Il s’agit bien évidemment de l’Initiative PPTE qui constitue le point central de notre réflexion, mais également de l’analyse des dispositifs classiques de désendettement que sont les instances informelles du Club de Paris et du Club de Londres, et des initiatives bilatérales spécifiques à l’instar du Contrat de désendettement et de développement français (C2D).

    Le centre d’intérêt de cette étude peut être décliné en quatre principaux points :

    • Premièrement, l’appréciation du dispositif réglementaire déployé par les autorités camerounaises pour accompagner le processus PPTE. Il s’agit bien évidemment du Comité Consultatif et de Suivi de la gestion des ressources PPTE (CCS/PPTE), mais aussi du très discret Comité de Suivi de la Réalisation des projets PPTE (CSR/PPTE) et du récent Comité Interministériel de coordination et de supervision de l’action gouvernementale pour le franchissement du point d’achèvement de l’IPPTE.
    • Deuxièmement, l’analyse de toutes les initiatives de désendettement en cours, c’est-à-dire le traitement de la dette du Cameroun par le Club de Paris et le Club de Londres, et les perspectives qu’offre le C2D français.
    • Troisièmement, l’évaluation critique de la première génération des projets PPTE afin de mieux bâtir les projets à venir et concilier plus que par le passé le lien entre l’allègement de la dette et la réduction de la pauvreté.
    • Enfin, l’examen de l’incidence du processus PPTE sur la soutenabilité de la dette extérieure du Cameroun ainsi que l’étude du nouveau profil de la pauvreté de 2001 constitue le dernier centre d’intérêt de cette étude.

    2- Quel est le cadre de cette étude ?

    Cette étude s’inscrit dans le cadre d’un partenariat fructueux entre le Centre de Recherches pour le développement Durable en Afrique (CREDDA) et la représentation nationale de la Fondation Friedrich-Ebert au Cameroun. Aussi, me permettrez-vous de saisir cette occasion pour remercier, au nom de mes collègues du CREDDA, le Représentant-Résident de la FFE, Dr Reinold Plate, ainsi que toute son aimable équipe, pour les appuis multiformes et constants qu’ils nous apportent.

    3- Quelles sont les hypothèses de recherches (qui ont guidé la réflexion) ?

    Les hypothèses qui soutendent la réflexion faite dans cet ouvrage sont au nombre de trois dont une hypothèse centrale et deux hypothèses secondaires.

    Hypothèse centrale : Les stratégies de désendettement en général et l’IPPTE en particulier ont induit des changements significatifs tant en ce qui concerne la pratique (ou l’action) de développement que la façon de penser le développement.

    Hypothèse secondaire 1 : Les stratégies de désendettement ont introduit des modifications substantielles dans la tolérabilité de la dette extérieure du Cameroun ; a contrario, elles ne peuvent réduire l’incidence de la pauvreté que dans la mesure où des dipositions sont prises pour diminuer les inégalités et améliorer la répartition des revenus.

    Hypothèse secondaire 2 : En dépit de l’importance des flux actuels et attendus dans le cadre de la remise de dette de l’IPPTE, la réalisation des Objectifs de Développement du Millenaire (ODM) demeure une gageure si de nouveaux instruments ne sont pas identifiés et mis à profit pour assurer la continuité du financement du développement.

    L’une des questions essentielles est de savoir si l’annulation de la dette est le moyen le plus efficace de briser le cycle vicieux du tandem dette-pauvreté.

    4- Quelle est l’approche méthodologique utilisée pour mener la réflexion ?

    (i) Pour l’analyse documentaire, nous avons utilisé plusieurs sources d’informations, nationales et internationales. Au niveau national, les sources qui ont été les plus sollicitées sont la Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, la Caisse Autonome d’Amortissement, le Comité Technique de Suivi des Programmes Economiques, le Projet Conseil Technique en Politique Sociale, etc. Quant aux sources internationales, certaines des données utilisées proviennent de la Banque Mondiale, du FMI, de l’OCDE…

    (ii) Les données de première main proviennent de l’exploitation des résultats d’enquêtes légères réalisées par le CREDDA pendant l’année 2002 dans certaines localités périurbaines et urbaines. Ces échanges avec des groupes de personnes ont été l’occasion de saisir notamment leur perception des stratégies de désendettement et des politiques de développement.

    (iii) Enfin, nous avons mis à contribution les enseignements de deux séminaires organisés par la FFE à l’intention des membres de la Fédération Camerounaise des Syndicats de l’Education (FECASE) et de la Cameroon Teachers Union (CATU) pour appronfondir la réflexion sur certains aspects de cette étude.

    5- Quelle est la structure de l’ouvrage ?

    L’ouvrage comprend cinq chapitres. Le chapitre 1er examine d’abord la réglementation du dispositif PPTE et apprécie ensuite l’incidence potentielle de la gestion bicéphale des ressources PPTE. Le chapitre deux fait une analyse de la première génération des projets PPTE caractérisée par une prépondérance des projets des secteurs sociaux de base. L’examen des méthodes de suivi-évaluation des projets et programmes de réduction de la pauvreté est l’objet du chapitre trois. Le chapitre 4 décrit et évalue le nouveau profil de la dette et de la pauvreté en 2001/02. Enfin, prenant appui sur les faits stylisés décrits dans le chapitre précédent, nous nous interrogeons dans un dernier chapitre sur la validité des instruments classiques de la coopération au développement déployés jusqu’alors pour suggérer quelques pistes de recherche susceptibles de contribuer à la revitalisation desdits instruments et des politiques de développement.

    6- Quelles sont les grandes conclusions de l’étude ?

    Les principales leçons de cette étude peuvent s’entendre en termes de rupture, de permanence et de continuité.

    (i) Ainsi, s’agissant des ruptures, l’étude révèle que la dette extérieure est devenue tolérable et que l’incidence de la pauvreté a reculé. En effet, en combinaison avec les différents mécanismes d’allègement de la dette existant, à l’exemple du Club de Paris ou du Club de Londres, l’IPPTE a introduit une rupture tant en ce qui concerne le stock de la dette extérieure que son service. Le service de la dette du Cameroun après allègement dans le cadre de l’IPPTE renforcée est passé de 451 milliards de F.CFA à 198 milliards de F.CFA au titre de l’exercice 2001/02. En moyenne, ce service après aide au titre de l’Initiative renforcée, représente 8,2 % des exportations ; 2,3 % du PIB et 12,2 % des recettes de l’Etat. Par ailleurs, le Cameroun a obtenu de ses créanciers privés de racheter sa dette commerciale avec une décote de 85,5 %. En d’autres termes, la dette extérieure du Cameroun a été sensiblement réduite. De même et en comparaison des niveaux de pauvreté de 1996, le taux de pauvreté a baissé de près de 10 points en 2001, quatre personnes sur 10 vivant en dessous du seuil de pauvreté contre un peu plus de 5 personnes sur 10 en 1996. Enfin, la hausse quasi exponentielle des dépenses sociales amorcée dès l’admission du Cameroun à l’IPPTE a introduit un autre élément de rupture dans l’évolution des dotations budgétaires allouées aux secteurs sociaux essentiels.

    (ii) Permanences eu égard à la ténacité des inégalités. L’analyse de l’évolution des niveaux de vie au Cameroun dans une perspective dynamique en 1983/84, 1996 et en 2001 montre que la trajectoire suivie par les inégalités pendant ces périodes est restée inchangée. Si en 1996 le revenu moyen par équivalent adulte variait de 62.800 F.CFA pour les 10 % des ménages les plus pauvres à 957.100 F.CFA pour les 10 % des ménages les plus riches, la stagnation de l’indice de Gini entre 1996 et 2001 prouve que les niveaux d’inégalités n’ont pas reculé, et que la baisse de douze points constatée dans l’incidence de la pauvreté n’a eu aucune incidence sur les niveaux d’inégalités observés en 1996. Permanence aussi dans l’expression des besoins nécessaires pour financer le développement du pays.

    (iii) Identifier des ruptures et analyser les permanences ne constituent pas les seuls résultats de cette étude. L’analyse critique de la coopération conventionnelle au développement conçue à partir des stratégies de désendettement d’une part, et des politiques et stratégies traditionnelles de développement d’autre part, s’enrichit d’une troisième conclusion : celle de la continuité quant aux sources de financement novatrices et aux approches nouvelles à mettre en œuvre pour optimiser les politiques de développement. En effet, pour atteindre les OID fixés pour 2015, les ressources additionnelles actuelles, y compris celles qui proviendront du budget de l’Etat, s’avèrent insuffisantes. De fait, à partir de l’exercice 2004, la diminution du service de la dette ne sera que marginale et cela ne permettra pas de dégager des ressources suffisantes pour financer la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. Aussi, le Cameroun continuera t-il à dépendre de nouveaux prêts, même concessionnels, et donc de nouvelles dettes, le plus souvent consenties par les institutions multilatérales pour financer son développement. C’est pourquoi, il faut tenir compte de la possibilité d’une répétition de l’insoutenabilité de sa dette à moyen ou à long terme.

    Continuité donc dans la formulation théorique de ce que pourrait être une voie novatrice du financement du développement et des stratégies de développement. Dans cet ordre d’idées, les propositions formulées suggèrent qu’au niveau national, l’épargne et l’investissement domestiques soient davantage mis à contribution ; sur le plan international, en plus de l’opérationnalisation de l’initiative 20 % / 20 %, l’introduction d’une taxe sur les transactions des devises ou l’institution d’une variante de la formule des DTS seraient bénéfiques pour le financement du développement, surtout dans la perspective de la prise en charge financière des biens publics mondiaux. Mais, l’histoire du développement enseigne aussi que les choix stratégiques (politiques) ont eu une influence décisive sur le déroulement du processus de développement. Ils soutiennent la régénération des politiques et stratégies de développement. L’image différenciée dans les PED, allant du succès de certains pays émergents à l’échec de quelques pays les moins avancés (PMA) ou des PPTE, peut s’expliquer par la différence des structures d’incitations socio-économiques et par le niveau de participation des populations. L’économie de la cogestion suggérée ici voudrait bâtir des partenariats durables entre l’Etat et les organisations sociales et se focalise sur les arrangements institutionnels mis en place pour palier les insuffisances empiriques de l’Etat ou du marché.

    Sur un tout autre plan, une des leçons que nous tirons de la première génération des projets PPTE est que la plupart des projets retenus visent à soulager la pauvreté ; il importe maintenant de sélectionner plus des projets à génération si l’on veut approcher l’objectif de réduction de la pauvreté de moitié d’ici à 2015, par rapport à son niveau constaté en 1996.

    7- Quelles sont les perspectives ?

    A court terme et conformément au souhait formulé par le Représentant-Résident de la Fondation Friedrich-Ebert, le CREDDA se propose de mener des recherches pour apprécier l’impact réel de l’IPPTE sur la réduction de la pauvreté au Cameroun par une évaluation de la mise en œuvre des projets PPTE.

    Mais, s’il est un champ de recherches à explorer à moyen terme, c’est bien celui des résistances au changement examinées dans cette étude en termes de permanences ainsi que les éléments de continuité, qui à notre avis, constitueront un objet d’analyse primordial pour les années à venir.

    8- Quels sont les auteurs ?

    L’ouvrage que vous avez entre les mains est le fruit du travail d’une équipe de chercheurs du Centre de Recherches pour le Développement Durable en Afrique (CREDDA), constituée de MEBU Jeanne Claire, Docteur d’Etat en sciences juridiques et enseignante à la Faculté de Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Yaoundé II, NGWEN NGANGUE et NEMBOT-NDEFFO Luc, Docteurs ès sciences économiques. Le premier enseigne à la Faculté de Sciences Economiques et de gestion de l’Université de Yaoundé II alors que le second est enseignant à l’Université de Dschang. C’est TAMBA Isaac, Docteur d’Etat en sciences économiques et enseignant à la Faculté de Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Yaoundé II qui a assuré la direction de l’ouvrage.

    Je vous remercie de votre aimable attention.

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